En ce lundi soir du 3 novembre 2025, le Souvenir Français de Cournonterral-Cournonsec et son président, Pierre Pic, ont organisé une exposition dans la salle du temple de Cournonsec sur les camps de concentration et ont décidé d’aider un projet : la Course contre l’oubli.
On commence par la remise d’un chèque de la CARAC par un de ses administrateurs, Jean-Marc Mallet (adhérent de l’ANOCR 34-12-48), à cette jeune infirmière qui va relier en 33 jours Drancy au camp de concentration d’Auschwitz, soit 1500 km, représentant le parcours du dernier train de la honte. Le départ aura lieu le 13 avril 2026 et elle fera 50 km par jour pour réaliser ce trajet. Elle nous explique sa démarche et nous remercie de l’aide apportée en nous précisant qu’on pourra la suivre sur ses comptes Facebook et Instagram.
Pour continuer la soirée, la directrice de l’ONaCVG 34, Nathalie Marsaa, nous guide dans une visite du Struthof, camp de concentration situé en Alsace et opérationnel de 1941 à 1945. Elle précise que c’était une région annexée par l’Allemagne nazie à cette époque et donc qu’il n’y a jamais eu de camp de concentration en France.
Malheureusement, un problème informatique nous empêche de voir les diapositives mais les explications de la conférencière nous font parcourir ce camp de la grille d’entrée aux baraques de campement des déportés : Polonais, Allemands et fFançais que les « capos » maltraitaient en permanence, aux places où avait lieu tous les matins et tous les soirs l’appel, au réfectoire situé au sommet où deux déportés par baraque devaient aller chercher les marmites pour les apporter à leurs baraques et distribuer la maigre pitance, pour aller jusqu’au four crématoire, à l’infirmerie où des expériences étaient réalisées sur les déportés par les trois médecins du camp.
On suit la vie de ces déportés qui allaient travailler dans des camps annexes avant de rejoindre pour la nuit leurs campements, du soutien des plus vaillants pour aider les malades à répondre à l’appel et le sort de ceux qui allaient mourir dans d’atroces souffrances. La conférencière nous relate le commerce honteux fait avec les cendres vendues aux familles sans qu’elles sachent que ces cendres avaient été récupérées n’importe où sans savoir à qui elles appartenaient.
On termine par le monument inauguré en 1960 par le général de Gaulle, pour ne pas oublier.
Pierre Pic nous offre un rafraîchissement durant lequel les discussions sur l’exposition, la conférence et la course contre l’oubli se poursuivent. Il nous donne rendez-vous vendredi 7 novembre à 17h30 à Cournonterral pour la conférence sur les justes par mesdames Loubet et Gros.
SLC