Thérèse HESSE d'ALZON (30 décembre 2017)


Nous avons le regret de vous faire part du décès de madame Thérèse HESSE D’ALZON, le 30 décembre, au domaine de L’Estang, au Pouget, entourée de sa famille. Thérèse avait 86 ans, elle était la veuve du colonel Claude HESSE d'ALZON.

Thérèse nous avait écrit une lettre qui ne laissait aucun doute sur son rappel à Dieu à court terme. Cette lettre (ci-dessous), adressée à ses amis, est émouvante et digne.

 

Les obsèques seront célébrées le samedi 6 janvier à 14 h en l’église du Pouget (Hérault).


Hommage à madame Thérèse Hesse d’Alzon

par le colonel (er) Pierre Mollière

le 6 janvier 2018 en l’église du Pouget (34)

 

Si je prends la parole, c'est au nom de tous les camarades de promotion et des épouses de la Promotion "Garigliano" de Saint-Cyr, pour présenter à la famille  nos sincères  condoléances.

Il y a 19 ans nous étions réunis dans cette même église pour rendre un dernier hommage à son époux, Claude. Aujourd'hui c'est pour le départ de Thérèse.

Thérèse était fidèle à toutes nos réunions et tous appréciaient sa présence pour sa gentillesse et ses grandes qualités humaines. 

Mais cette dernière année elle n'avait pu être des nôtres. Atteinte d'une grave maladie, elle luttait avec beaucoup de courage et de lucidité, comme l'a prouvé ce dernier message très émouvant et plein de foi, envoyé à tous ses amis.

Elle était très active et avait beaucoup d'amis, s'occupant en particulier de la vie paroissiale et lorsqu’elle participait à la semaine chrétienne du cinéma avec le Père Doumairon.

Elle nous a quittés mais Elle restera toujours dans nos pensées.

Maintenant, c’est vers Dieu que nous nous tournons, pour qu'Il l'accueille près de Lui.

 


(6 décembre 2017)

 

Mes chers amis,

Je tiens a venir passer un moment avec vous, je suis au bord de l'épuisement aussi je préfère vous écrire une lettre à tous bien que vos visites me feraient plaisir. Mais je n'ai plus beaucoup de forces et le peu qui me reste je le garde pour gérer mes journées.

Je ne sais pas comment je vais vous dire ce que j'ai envie de vous dire. Ce sera en vrac, n'importe comment mais tant pis.

Je devais partir demain matin avec Dagy de Nucé à Lourdes avec la Paroisse du Pouget, Clermont l'Hérault. Bien sûr je ne pars pas.

C'est après un long coup de téléphone avec Joël Maistre qui s'était fort bien passé qu'une violente douleur s'est installée dans mon corps sans baisser. Antoine et Philippe m'ont aussitôt emmenée à l'hôpital où j'ai été tout de suite prise en charge et soulagée. Après dix jours d'hôpital, je suis revenue à Lestang retrouver ma maison, les enfants et ma chambre transformée en hôpital, ce qui est bien confortable d'avoir tout à domicile.

Mais le plus merveilleux c'est ce que l'approche de la mort apporte de positif.

Un soir où j'avais de la peine à respirer, tous mes enfants et petits-enfants étaient autour de mon lit, Louis et Joseph arrivaient de Bangkok.

Et devant tout cet amour autour de moi, j'ai compris que l'on vit pour aimer et être aimée. Mes petits-enfants étaient autour de moi mais en fait ils étaient là pour refaire connaissance se parler, s'apprécier et envie de se revoir. Louis et Joseph veulent revenir en Janvier. C'est merveilleux. Que je sois là ou pas.

Pour l'instant,  à part une grande fatigue et de gros ennuis d'intestin,  les grandes douleurs ne sont pas encore arrivées. Je n'ai pas peur, je suis bien soignée.

J'arrête je suis fatiguée.

Merci pour toute l'amitié reçue et partagée.

Thérèse