Randonnée du Parc Le Duc (25 novembre 2025)


Le point de rendez-vous était fixé sur le parking du Parc Le Duc. Ce parc est en fait une très grande résidence de loisirs. Nous étions 9 sur le point de démarrer lorsqu’a déboulé sur les chapeaux de roue un petit bolide rouge avec, au volant, un nouveau participant. Le ciel était d’un bleu azur, dégagé de tout nuage mais le soleil ne parvenait pas à réchauffer l’atmosphère.

Peu après nous être engagés sur un sentier rocailleux et caillouteux, nous sommes tombés sur un arbre à loques. Les morceaux d’étoffe avaient bien vieilli depuis notre précédent passage. Après 1,5 km sur ce sentier tortueux, nous sommes arrivés à Lascours avec le domaine vinicole Château Lascours, bien connu de certains d’entre nous. Là réside un vieux bonhomme chercheur et collectionneur de pierres à trous, entretenant également une belle collection d’Opinels. Poursuivant notre route en direction de Lancyre, nous avons eu droit au beau spectacle qu’offraient, à l’ouest, le pic Saint-Loup et l’Hortus et, à l’est, la chapelle Notre-Dame d’Aleyrac*. Arrivés à la chapelle, les travaux de restauration constatés lors de la reco, avaient bien progressé. La chape de béton avait été coulée sur toute l’étendue du sol. Le lieu convenait très bien pour la pause-café.

L'origine de cette chapelle, dédiée à la Vierge Marie, est très ancienne et remonte au XIe siècle. Elle aurait été construite sur les ruines d'une ancienne villa gallo-romaine. L'église, devenue vétuste et trop petite, est détruite en 1880. Son chœur est alors épargné, sa nef agrandie. Selon la légende, c'est ici que serait inhumée la belle Irène**.

Les libations terminées nous avons repris la route pour nous rendre au pont des Cammaous***, près de la commune de Vacquières. Le pont des Cammaous est typiquement roman. Il a la particularité d’être en « arc brisé ». Les solides avant-becs du pont témoignent des violentes crues du ruisseau, le Brestalou, un petit affluent du Vidourle. Le pont date de la fin du XIe siècle, début du XIIe siècle. L’endroit offre 2 tables rondes pourvues de bancs circulaires, le tout en maçonnerie imitant à la perfection l’aspect du bois. Que demander de mieux pour piqueniquer ?

Le repas terminé, les sacs allégés, il ne nous fallut qu’un tout petit peu plus d’une heure pour parcourir les 4 derniers kilomètres, en marquant un arrêt à la vieille bergerie de Rouvière.

Une randonnée de 15,53 km pour une dénivelée de 135 m.

Jean DUBEAU

 

* Histoire oubliée d'une chapelle perdue au milieu de la garrigue.

L'origine de cette chapelle, dédiée à la Vierge Marie, est très ancienne et remonte au XIe siècle. Elle aurait été construite sur les ruines d'une ancienne villa gallo-romaine.

L'église, devenue vétuste et trop petite, est détruite en 1880. Son chœur est alors épargné, sa nef agrandie.

Selon la légende, c'est ici, que serait inhumée la belle Irène**.

 

** La légende des trois ermites

Il était une fois, trois frères prénommés Loup, Guiral et Alban, tous trois amoureux de la belle Irène. 

La dame ne pouvant choisir celui qui comblerait son cœur, décida d'épouser le plus valeureux.

Les trois frères, pour lui prouver leur courage, partirent combattre aux croisades.

De longues années passèrent, Irène, sans nouvelle de ses chevaliers, se consumant d'amour, s'alite et son cœur s'éteint.

Le cortège funèbre traversant la vallée croisa 3 chevaliers rentrant de croisades…

Déchirés de douleur, les 3 frères décidèrent de s'exiler sur 3 sommets et d'y vivre le reste de leurs jours en ermites.

Chaque année, pour l'anniversaire de la belle, le jour de la Saint-Jean, ils allumaient un feu pour renouveler leur serment.

Ces flammes représentaient le symbole de leur amour toujours plus ardent pour la châtelaine endormie.

Un soir, le feu de Guiral s'éteignit. Les années passent puis ce fut au tour de celui d'Alban. Loup, l'ainé comprit qu'il était le dernier, il sentit ses forces décloitrent et à son tour quitta ce monde.

Ainsi, le nom des 3 Saints : Saint-Alban, Saint-Guiral et Saint-Loup fut donné aux 3 sommets sur lesquels ils étaient venus abriter leur pauvre cœur dolent.

 

** Le pont des Cammaous

Peu de ponts ont été construits durant la période trouble qui va de la fin de l'empire romain au début du Moyen-âge :

. pont avec voûte plein cintre de tradition romane,

. pont en arc brisé.

L'usage du pont dit en "arc brisé" est resté relativement limité en Europe occidentale, car il servait aux convois à dos d'âne et non aux chariots.

Les bâtisseurs du XIe siècle ont donné libre cours à leur fantaisie en construisant le pont des Cammaous ou pont médiéval avec ses trois arches dissymétriques pour une portée de 30 mètres, (deux autres ponts romains plus en amont ont été détruits) Ce pont, qui a résisté aux flots impétueux du Brestalou, est situé sur le tracé Montpellier - Bruges (Belgique)

Le pont des Cammaous ou pont médiéval a été édifié pour rejoindre, par un raccourci, Corconne - Quissac et le chemin de Bruges.

La route initiale traverse plus en aval le Brestalou et passait par Brouzet-lès-Quissac. Les travaux de restauration ont été exécutés à l'automne 1995.

 

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