En ce jeudi 22 janvier 2026, le second café géostratégique proposé par l’IHEDN/AR 12, l’ASAF et l’ANOCR 34-12-48 s’est déroulé dans la MJC de Castelnau-le-Lez.
Devant plus de 50 personnes, les conférenciers, le général Pierre Dolo et l’historien Patrick Néolas nous ont parlé de la défense européenne.
Comme le dit le général Irastorza, ancien CEMAT, présent dans la salle, bon courage aux conférenciers car cette conférence a le mérite de se dérouler en plein marasme mondial suite aux déclarations du président américain, à la guerre en Ukraine et à la situation au Groenland.
Après nous avoir parlé des rôles de l’OTAN et de l’UE dans l’organisation et le soutien des dépenses de défense, les conférenciers nous montrent que l’objectif à atteindre, 2 % du PIB national pour les pays européens alliés, n’est atteint que par la Grande Bretagne et la Gréce alors que la France n’est qu’à 1,93 % en 2022. Suite à l’invasion russe de l’Ukraine en 2022, un investissement de plus de 430 milliards de dollars a permis aux alliés d’Europe et au Canada d’atteindre péniblement les 2,02 % de leur PIB en combiné de dépenses de défense en 2024.
La création d’un FED (Fonds Européen de Défense) pour un programme européen pour l’industrie de défense, permet d’avoir des crédits si on achète européen. On voit apparaître de nouveaux programmes pour 2040 tels que le SCAF pour l’avion du futur (thème du prochain café géo-stratégique de février) et le MGCS pour un programme multi-plateformes avec le char du futur.
On développe ensuite la politique de sécurité et de défense commune où apparaissent de nouvelles donnes telles que les drones et systèmes de défense anti-aériens, l’intelligence artificielle et en mer, des drones marins qui montrent la vulnérabilité des navires de surface dont les porte-avions et les submersibles.
C’est ensuite la question de la réapparition du service militaire en Europe pour participer à cet effort de défense européenne. La Suède, la Lettonie et la Croatie l’ont rétabli. La Pologne, l’Allemagne et même la Grande Bretagne y songent et en débattent. Puis c’est la nouvelle doctrine américaine qui est en débat avec le regard et l’interventionnisme dans le monde, la non reconnaissance de l’UE et une attente d’une réponse forte de l’Europe pour sa défense. Les conférenciers nous présentent ensuite les différentes forces en présence dans le monde avec la comparaison des véhicules terrestres des différentes armées, les systèmes d’artillerie, les capacités aériennes et les principaux « enablers » et pour terminer les capacités navales où l’on voit que les USA et l’OTAN sont largement majoritaires.Ils terminent sous les applaudissement sur une photographie d’Ukrainiens avec le drapeau européen en répétant que oui, l’Ukraine c’est l’Europe.
Au moment des questions, le général Irastorza démontre que tout est politique car malgré les tensions actuelles, les gouvernements européens ont du mal à se mettre d’accord. Les discussions continuent devant le verre de l’amitié.
SLC