Iran : splendeurs persanes (13 au 23 octobre 2018)


Qom, ville sainte du chiisme
Qom, ville sainte du chiisme

Grâce à un guide hors norme, le voyage restera un grand souvenir. Écoutez le chant a capella que nous avons écouté avec attention (voir en fin d'article). La scène se passe dans la grande mosquée Atic, plus vieille mosquée de Shiraz. 

Jafar, grande silhouette mince ébouriffée (il n’avait pas besoin d’agiter un drapeau pour qu’on le repère), nous a quelque peu désarçonnés par une approche autoritaire. Nous avons rapidement compris qu’au-delà de cet aspect se cachait  un homme fin d’une très grande culture. Face à un groupe homogène et en attente de découverte culturelle, il a cherché à nous faire aimer son pays et nous avons ressenti l’âme de l’Iran. Il nous a fait partager la profondeur de la civilisation perse par son histoire multiséculaire, par l’importance de la poésie (1) dans la transmission des acquis du passé dès l’école ainsi que le caractère original du chiisme.

De plus, il nous a fait apprécier la qualité de la cuisine iranienne, dans des restaurants fréquentés par les Iraniens.

C’est un personnage de grand charisme qui ne s’est pas contenté de réciter un boniment définitif mais qui, sans aucune note, adapte son discours aux circonstances, à son auditoire et aux questions qui lui sont posées.

Il a été notre accompagnateur de bout en bout, notre seul guide, en toute circonstance, quel que soit le site visité. Il a montré une grande sensibilité et beaucoup d’érudition.

Bien sûr, nous sommes restés sur notre faim car il n’a jamais abordé les questions qui fâchent. Peut-être n’a-t-il pu le faire dans un régime très policé ?

Le reportage écrit et photographique donne un aperçu de ce périple.

 

Le reportage complet

Données historiques de l'Iran

 

Le récit illustré de Sara SCHON

 

PHOTOS

 

(1)

Tiré de « L’amour, l’amant, l’aimé » de Hâfez Shirâti :

C’est le renouveau du jardin,

L’éclat du temps de la jeunesse.

Le rossignol mélodieux

Reçoit l’annonce de la rose.

Zéphir, si tu repasses par

La prairie aux fleurs de jeunesse,

Salue de ma part, le cyprès,

Les aromates et la rose.

 

Tiré de « L’amour, le vin, l’existence » de Khèyam :

Il est des ignorants qui n’ont jamais passé une nuit,

à la recherche de la vérité, qui n’ont jamais fait un pas en dehors d’eux-mêmes,

qui se montrent revêtus d’habits de grands seigneurs et qui se plaisent

à dénigrer ceux dont la conduite est irréprochable.