Cérémonies du 81e anniversaire de la libération de Montpellier (26 août 2025)


Première cérémonie :

Plaque FFI et FTP (avenue de Lodève - boulevard Milhaud)

En ce mardi 26 août 2025, nous nous retrouvons à 9 h, au croisement de l’avenue de Lodève et du boulevard Benjamin Milhaud où se trouve la plaque en l’honneur des 1200 FFI (Forces Françaises de l’Intérieur) et FTP (Francs-Tireurs et Partisans) qui ont libéré Montpellier. Le maire de Montpellier, Michaël Delafosse, accueille la ministre déléguée à la Mémoire et aux Anciens combattants, Patricia Mirallès, accompagnée du préfet François-Xavier Lauch. De part et d’autre de la stèle, les cinq porte-drapeaux présents et trois reconstitueurs en tenue ont pris place. L’hommage commence par le « Chant des partisans ». Cette année, pas de prise de parole lors de cet hommage qui se termine par le dépôt de gerbe, celle du conseil départemental par Jean-Louis Gely, celle du conseil régional par Patrice Canayer, celle de la députée Fanny Dombre-Coste accompagnée du maire et de la maire honoraire Hélène Mandroux, précèdent celle de Patricia Mirallès accompagnée du préfet. « Aux morts » et la Marseillaise terminent cet hommage.

 

Deuxième cérémonie :

Villa des Rosiers (Gestapo, 6 avenue de Castelnau)

Nous rejoignons ensuite la villa des Rosiers aux Beaux-Arts à 9 h 45 pour l’hommage aux victimes de la Gestapo. 12 porte-drapeaux sont présents ainsi que les représentants de la nation, notre ministre, notre préfet, nos députés et le sénateur Jean-Pierre Grand. Il n’y a pas de prise de parole devant cette plaque. Avec William Garrivier, le président de l’UMADIF-FNDIR, je dépose la gerbe du monde combattant et des résistants avant que Jean-Louis Gely dépose celle du conseil départemental et Patrice Canayer celle du conseil régional. La députée Fanny Dombre-Coste dépose la sienne avant celle du maire et la ministre termine ce dépôt de gerbes. « Aux morts » et la Marseillaise terminent cet hommage.

Troisième cérémonie :

Geôles de la caserne de Lauwe (Milice, 4 rue du 4e RI)

C’est en cortège derrière les porte-drapeaux et les reconstitueurs que nous rejoignons, pour 10 h 45, le troisième hommage, celui des victimes de la Milice à la caserne de Lauwe. Les autorités et les porte-drapeaux gagnent leurs emplacements.

William Garrivier nous fait un discours très émouvant, pour lui mais aussi pour l’assistance, sur ce qui se passa dans ces geôles de la milice jusqu’à la veille de la libération de la ville. Dans ces murs furent emprisonnés et torturés des résistants. « Combien sont morts sous la torture ici ? Nul ne le sait. Selon les sources, on évalue le nombre de personnes entre 94 et 253. L’éventail est très large, précise le président départemental de l’Union nationale des associations de déportés, internés et familles de disparus (UNADIF). Il explique que la Milice avait pris le temps de brûler les documents avant de partir. Reste une plaque avec cinq noms : Enrique Pinol, Elise Pinol, Germaine Bousquet, Jean Guizonnier et Raoul Batany. Tous assassinés par la Milice en 1944.

À l’occasion de cette cérémonie, le maire nous annonce qu’une stèle sera érigée sur l’esplanade Charles-de-Gaulle. Sur celle-ci figureront les noms des Montpelliérains de confession juive victimes de la déportation. Autre honneur, 130 pavés sur lesquels seront inscrits les noms des résistants montpelliérains seront posés sur la nouvelle version de la place des Martyrs-de-la-Résistance. Pour l’édile, la mémoire doit rester omniprésente. Le maire termine en saluant chaleureusement la présence de la ministre déléguée chargée de la Mémoire et des Anciens combattants, Patricia Mirallès, et son « lien charnel avec la ville. » La ministre a rappelé les horreurs du lieu : « Avant les cloches et les chants, avant l’ivresse de la foule place de la Comédie, il y eut la souffrance, la peur, l’humiliation. Ces murs que nous voyons aujourd’hui sont ceux de la Milice et de la Gestapo. Ces murs ont retenu des cris que le temps n’a pas effacés ». Le même dépôt des gerbes qu’à la villa des Rosiers a lieu après les discours. « Aux morts » et la Marseillaise marquent la fin de ces hommages et les autorités civiles et responsables d’associations vont saluer les porte-drapeaux.

Serge Le Cloirec

Président de l’ANOCR 34-12-48

 

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